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idées week-ends


Au bonheur des botanistes
Montagne ardéchoise ou gorges de l’Ardèche, flore alpine ou méditerranéenne,
vous ne saurez pas choisir ! Car ces territoires sont tous deux aussi exceptionnels
qu’ils sont différents. Ils forment de vrais paradis pour les photographes, car on ne cueille point, on caresse juste du regard…
et l’on en prend plein les yeux !


Sous le soleil exactement

Changement de décor, d’atmosphère, de climat, les gorges, classées Réserve Naturelle, chauffent leurs falaises au soleil. “Elles cachent une flore et une faune exceptionnelles qui se sont adaptées à un site remarquable par sa configuration (un canyon), la rivière, la présence d’un calcaire très compact, un climat méditerranéen, des étés secs et des fortes crues en automne“, explique Olivier Peyronel, guide animateur du Syndicat de gestion des Gorges de l’Ardèche.

“C’est le pays du genévrier dont 3 espèces différentes ont été recensées : le commun, le cade aux feuilles vert bleu sous forme d’aiguilles très piquantes, celui de Phénicie aux feuilles en forme d’écailles qui contrairement à ses 2 cousins des garrigues s’accroche aux falaises abruptes.
Un individu aurait plus de 1 500 ans et serait ainsi un des plus vieux arbres d’Europe“. Genêts scorpion dont les épines peuvent laisser des souvenirs piquants, pistachiers Terébinthe qui avec leurs feuilles devenues rouges à l’automne embrasent les gorges forment la garrigue sur les plateaux.

“Le chêne vert, sélectionné par les charbonniers pour la fabrication du charbon de bois, et le chêne blanc se partagent la forêt des gorges, le premier sur les versants, le second sur les fonds de vallées.
L’asperge sauvage, le buis, le fragon petit houx, l’érable de Montpellier, le laurier et le thym
ont eux pris possession des sous-bois, laissant les bords de rivière au peuplier noir, au sureau
et au saule.

“Gardez les yeux grands ouverts car nombreux sont les habitants, à écailles, plumes ou poils. Anguilles, goujons, barbeaux méridionaux et aprons du Rhône batifolent dans la rivière Ardèche.
La loutre qui l’avait désertée il y a dix ans réapparaît doucement. Le cincle plongeur reconnaissable
à son gros plastron blanc sautille sur les galets et plonge pour se nourrir. Les castors, nombreux,
plutôt que de construire des barrages, squattent les grottes.
“L’oiseau emblématique des gorges est l’aigle de Bonelli dont 2 couples nichent ici sur les 28 encore recensés en France. Cependant, d’autres rapaces se partagent les airs et les proies. On peut ainsi observer un couple de Vautours percnoptères, trois couples de Faucons Pèlerins, et le Circaète Jean
le Blanc, visiteur d’été qui est le plus gros rapace des gorges“.

Ils sont bien d’autres encore à habiter dans les gorges et l’on écouterait longtemps encore Olivier Peyronel en parler avec passion, lui qui vous explique qu’avec quelques bouquins et un appareil photo, on en a pour toute la vie…

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